L’école de couture de l’AFEC
Association pour les Femmes et les Enfants du Cambodge
L’école de couture créée dans le cadre de l’AFEC fonctionne depuis 1998 avec l’aide d’ESK. Les apprenties apprennent la couture, le tissage et elles suivent également des cours d’éducation générale : alphabétisation, hygiène, droits civiques, éducation des enfants, contraception…
En 2000, ESK, « Les Gens du Mékong » de Blois et Bernard Trichet ont offert un terrain et fait construire les locaux actuels de l’école.

Remise des diplômes de l’école de couture
En 2002, quarante apprenties participaient à la formation de 6 mois dispensée par l’atelier de couture. La moitié était financée par ESK, l’autre par l’association « Ockenden International ».
L’objectif de la directrice de l’AFEC, Kim Sen Ngoy, est de permettre aux femmes khmères pauvres d’acquérir leur indépendance en leur donnant une qualification qui puisse les aider à trouver du travail, et ainsi subvenir aux besoins de leur famille et à l’éducation de leurs enfants.
L’AFEC ayant acquis une notoriété dans la région : les demandes de formation sont nombreuses et une sélection s’impose. Le recrutement des apprenties se base sur des critères prenant en compte le niveau de vie, la situation de la famille et la motivation.
La recherche d’un emploi ne constitue pas un problème pour les diplômées de l’AFEC : chacune a trouvé un travail très rapidement à l’issue de la formation grâce à sa polyvalence aux techniques de couture. Mais celles qui n’avaient pas les moyens d’investir dans une machine à coudre ou qui n’ont pas bénéficié d’un micro-crédit ont souvent perdu des opportunités.

L’AFEC ne dégage pas de bénéfice de la production des apprenties. Le matériel (tissu, fil, …) est financé par ESK et acheté au marché chaque mois. Les pièces fabriquées sont :
- soit vendues à prix coûtant (en général, ce sont les apprenties elles-mêmes qui trouvent un acheteur pour leurs pièces avec l’accord des formateurs),
- soit données par l’AFEC aux familles les plus défavorisées, toujours dans une optique humanitaire.

Le tissage du kramar traditionnel
Pendant ce temps, ESK commence à participer au financement de deux autres projets de l’AFEC.
MICRO-CREDIT de machines à coudre
L’industrie du textile et du prêt à porter au Cambodge s’étant fortement développé au Cambodge, les jeunes filles ont préféré travailler dans les usines qui leur assuraient de meilleurs revenus.
Cependant, ces usines n’embauchaient le plus souvent que les femmes en possession de machine à coudre.
L’AFEC s’est donc lancée dans le micro-crédit de machines à coudre pour permettre à des jeunes filles et à des femmes en difficultés d’accéder au travail dans la nouvelle industrie.
Le premier remboursement intervient après quatre mois, à hauteur de 2% d’intérêt sur la somme due. Deux années seront nécessaires pour mettre en place de façon durable un tel système de financement.
Le micro-crédit étant un système qui s’auto entretient, l’AFEC pourra se dégager progressivement de ses subventions et devenir autonome.
Parallèlement, l’AFEC s’est engagée dans l’aide au développement d’une région très reculée au Nord de Sisophon
DEVELOPPEMENT RURAL
Ce projet prévoit la création d’un village modèle basé sur un développement communautaire
6 villages sont concernés qui font partie de la commune de Nimit.
Le projet prévoit :
la santé et la scolarisation des enfants.
Dans ces villages, où 1000 enfants très pauvres habitent, il y a de sérieux problèmes d’hygiène et de mauvaises conditions sanitaires (beaucoup d’enfants sont morts de la dingue ou de la typhoïde ou bien encore de fièvre hémorragique).
Les familles de 30 des enfants les plus démunis recevront une subvention pour leur permettre d’acheter 2 uniformes, les fournitures scolaires et un cartable.
Par ailleurs, l’école de Santepheapse trouve sur la nationale qui n’est même pas praticable en vélo pendant la saison des moussons. La route est dangereuse car elle longe le bassin de Khay Dône.
Les enfants ont une longue marche à pied à faire dans les 2 sens et risquent de tomber dans l’eau de ce bassin de rétention. Les parents ne peuvent les accompagner car ils doivent aller travailler.
Il y a bien l’école de Soksan non loin, mais elle ne comprend que 3 classes qui sont déjà saturées.
Actuellement 200 enfants de Santepheap et 120 de Soksan ne sont pas scolarisés. Il faudrait au moins 5 classes supplémentaires.
Mais aussi, notamment :
- L’achat d’un terrain miné (9215 ha de terrain soit 1500m2 par famille), son déminage par l’association Khmère SIMA, la formation des villageois à la culture maraîchère et à la fabrication du compost, l’obtention de donations de semis,
- la réfection des canaux de distributions et des écluses du bassin d’irrigation Khay Dône qui ont été détériorés pendant la guerre civile, permettra à la population concernée (15 villages, 5000 familles très démunies), à court terme, de faire de la riziculture pendant la période sèche. A long terme, les villageois verront c’est le niveau de vie des villageois qui augmenteront sensiblement,
- la construction d’une route de 14.4 kms pour désenclaver 6 villages (1355 familles soit 6952 personnes dont 3556 femmes) et qui permettra aux villageois de vendre leur produits sur les marchés, et aux enfants d’aller à l’école.
Ce projet est mis en oeuvre par l’AFEC qui sert d’intermédiaire entre les sponsors et l’entrepreneur. Celui-ci à l’entière responsabilité de la réfection du plan d’eau Khay Dône. Les autorités des villages participe au contrôle des travaux. Un comité suivra la protection et la distribution de l’eau.
Un enseignement sera donné aux villageois pour améliorer leur méthode de culture afin d’augmenter le rendement et pour faire leur propre compost.
Les villageois seront répartis en groupes de 5 familles. Mais la production sera gérée en coopérative avec un prix fixé.